Articles


La Caisse de dépôt et placement du Québec à l’épreuve de la financiarisation

livre_FHParu le 14 avril 2016, sous la direction de Frédéric Hanin, professeur au département de Relations industrielles de l’université Laval et directeur scientifique de l’Observatoire de la retraite, cet ouvrage est le fruit d’un programme de recherche multidisciplinaire sur la transformation du double mandat de la Caisse à l’ère de la financiarisation et ses conséquences sur le développement économique du Québec.

Créée en 1965 et propriété de tous les Québécois, la Caisse de dépôt et placement du Québec est devenue au fil des ans un des principaux acteurs financiers au Québec et au Canada. Elle assure la gestion d’un patrimoine financier considérable et intervient dans tous les grands domaines de la finance moderne : les produits dérivés, les marchés boursiers, les investissements dans les entreprises, l’immobilier et les infrastructures.

Depuis sa création, la Caisse a participé au financement des services publics – régimes de retraite, systèmes de santé et d’éducation, secteur de l’électricité – et au développement des grandes entreprises québécoises. Cependant, la crise financière survenue en 2007-2008 a engendré des conséquences inédites sur le patrimoine financier géré par la Caisse. Cette dernière a en effet dû annoncer des pertes d’une ampleur jamais vue pour cette institution, des pertes largement supérieures à celles d’institutions comparables. Comment expliquer que l’on en soit arrivé à cette situation ? Quelles leçons peut-on tirer de ces événements et de quelles manières la Caisse peut-elle restaurer sa légitimité auprès de la société québécoise ?


La Loi sur les régimes municipaux en 8 points

Publié le 21 janvier 2015, par Michel Lizée, économiste retraité, Service aux collectivités de l’UQAM.

La Loi sur les régimes de retraite municipaux, mieux connue comme Projet de loi 3, a été adoptée en décembre dernier. Cette loi constitue une attaque sans précédent contre les droits fondamentaux des participants actifs et retraités. Le débat sur ce projet de loi a occupé de pleines pages dans les journaux mais, paradoxalement, très peu a été écrit pour en expliquer clairement le contenu. C’est le but de cette note.

Lire la suite …


Le système de retraite canadien et québécois : un système dualiste, fruit de la confrontation depuis 100 ans entre le mouvement syndical et le secteur financier canadien

Publié le 13 novembre 2014, Revue Droits et libertés, Vol. 33, numéro 2, automne 2014, par Michel Lizée, économiste retraité, Service aux collectivités de l’UQAM.

Introduction

Le système de retraite canadien et québécois a été l’objet depuis ses balbutiements en 1908 d’une tension politique constante opposant le mouvement syndical luttant pour une sécurité du revenu à la retraite et un secteur financier puissant désireux d’éviter toute incursion de l’État dans sa chasse gardée que représente le marché de la retraite. C’est cette tension qui explique le caractère dualiste du système de retraite canadien et québécois et en particulier le caractère minimal des prestations versées par les régimes publics. Nous présenterons d’abord les principales caractéristiques du système de retraite canadien et québécois, pour ensuite comprendre historiquement comment nous en sommes arrivés là.

Lire la suite …


L’avenir du système de retraite au Québec : trois enjeux du débat en cours

Publié dans le magazine Quoi de neuf ?, Automne 2014
Par François L’Italien, Chercheur, Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) et Frédéric Hanin, Professeur, Département de relations industrielles, Université Laval

Le débat sur l’avenir du système de retraite au Québec est bel et bien engagé. Il est marqué par deux tendances très révélatrices de l’état de la délibération collective sur cette question : d’une part, l’accent est principalement mis sur des aspects techniques – mais particulièrement sensibles – des régimes de retraite, qui reposent surtout sur des arguments de type comptable et actuariel. Bien que ces aspects soient importants, ils contribuent cependant à confiner le débat dans une logique d’experts, qui a donné lieu à une guerre de chiffres où le commun des mortels peine à se retrouver.

Lire la suite …